Café de spécialité du Brésil

Les producteur·ices

Implantés dans le sud du pays, plusieurs producteurs se sont émancipés de leur ancienne coopérative (très mal gérée) pour vendre leur café en direct. Attachés à la qualité, ils proposent du café de spécialité, ce qui est exceptionnel au Brésil.

La production

Les plantations sont situées autour du tropique du Capricorne et poussent à basse altitude pour éviter les gelées hivernales. La plante va développer des grosses cerises qui vont mûrir lentement et ainsi obtenir un profil complexe.

Les valeurs

Les producteurs ont bénéficié d’un programme d’accompagnement pour devenir autonomes dans la gestion de leur production, leur sortie de la coopérative. Depuis, la qualité est meilleure ainsi que leurs revenus.

La torréfaction

Ce café mérite beaucoup de précautions lors de la torréfaction, les grains étant de petite taille, relativement secs (humidité de 9%) et de faible densité.

Le goût

Ce café très doux développe des notes de chocolat et de fruits à coque.

Région : Paraná – São Jerônimo da Serra
Récolte : Eté 2025
Process : Honey
Variétés : Mondo novo, obatã, catuaí
Altitude : 800 – 1100m

Café de spécialité du Brésil

Et le bio ?

Mon café brésilien est produit par une coopérative qui n’est pas en bio. Pour autant, leur histoire est passionnante : dans les années 2000 Paulo Cesar Saldanha Rodrigues a récupéré d’anciennes parcelles de cannes à sucre sur lesquelles les sols étaient presque morts, usés par des années d’agriculture intensive. Entrepreneur, il s’est lancé dans l’aventure du café, à une latitude où celui-ci ne pousse pas d’habitude, et sur un terrain peu propice. Énormément de travail de régénération du sol a été réalisé pour obtenir les plantations actuelles, et le changement climatique a permis aux caféiers de pousser sans risquer le gel. 
Aujourd’hui, ces plantations sont un haut lieu d’expérimentation ! Les producteurs et productrices testent plein de choses pour limiter au maximum l’usage de la chimie et continuer d’améliorer les sols. Par exemple, récemment, ils ont découvert que l’introduction d’un champignon (Beauveria Bassiana), permet de lutter contre un parasite du caféier (le scolyte). Grâce à cela, il n’y a plus besoin de pesticide pour lutter contre le parasite ! C’est une bonne nouvelle pour la terre, la santé des travailleurs et les finances de la coopérative.
De fait, même si la ferme n’est pas labellisée, je trouve passionnant de voir toutes les expérimentations réalisées chaque année pour réduire les intrants chimiques et préserver l’environnement. Et je croise les doigts pour que ça inspire d’autres fermes au Brésil !

bio ou non au brésil