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Février 2019: Voyage en Birmanie

 

Let’s travel!! 2 semaines à la rencontre de mes producteurs de café. Ce voyage est l’occasion de découvrir les petites mains qui se cachent derrière ce produit d’exception.

Après plusieurs heures de vols et quelques stops sur le parcours, me voilà arrivé à Hopong, à l’est de la Birmanie. Ici, pas la moindre trace de tourisme : je suis vraiment au cœur même du pays!

L’accueil des producteurs lors de mon arrivée y est très chaleureux ; je vais ainsi partager leur quotidien pendant plus de 10 jours.

Je pars donc découvrir les villages de Long Hay, Mong Nwet, Ho Hwayt et Bant Sauk.

Chaque village a sa particularité, son propre mode de fonctionnement… Mais pour ce qui est du café, je suis relativement surpris de voir une telle exigence sur la récolte et le séchage : uniquement les cerises arrivées à pleine maturité sont récoltées ; gage de qualité auquel il reste très fidèle.

La journée de récolte débute tôt le matin afin de pouvoir se rendre dans les différentes plantations et s’organise en fonction de la situation des arbres, de la variété et du niveau de maturité.  Les cueilleurs ramassent entre 5kg et 30kg de cerises par jour (ce qui représente entre 500gr et 3kg de cafés torréfiés).

En fin de journée, tout le monde se retrouve à la station de séchage pour vérifier la qualité des différentes récoltes. Le café est trié, lavé puis réparti sur des lits africains sur lesquels il va sécher pendant 15 à 20 jours (temps nécessaire pour obtenir le taux d’humidité escompté). C’est ce qu’on appelle la méthode naturelle. Sur cette station, la ferme détache l’un de ses employés au triage et remuage des cerises dans le but d’obtenir un séchage homogène.

Le café sera ensuite envoyé dans une coopérative pour que l’enveloppe du café vert soit retirée. Une fois l’humidité stable, il sera emballé et envoyé à Rotterdam chez mon importateur This Side Up.

 

Au delà de l’aspect professionnel, ce voyage c’est aussi des rencontres, une prise de conscience… La découverte d’une culture, d’une civilisation avec ses rites, ses coutumes et ses contraintes avec notamment, la place de la religion dans leur vie quotidienne, la place de l’armée et son contrôle du pays, la place du Ministère qui détient la majorité du pouvoir, la difficulté pour les habitants de ce pays à accéder aux soins basiques, à l’eau potable (voire même à l’eau de manière générale), à l’éducation…

En d’autres termes, c’est toute la richesse du voyage : rencontrer ces personnes, échanger avec les producteurs, identifier et comprendre leurs craintes ainsi que leurs motivations dans le but de pouvoir mieux valoriser leur travail.  Il est, à mon sens, important de construire une relation sur le long terme afin de leur garantir des ressources stables, un prix qui varie peu et qui reflète leur vrai travail  et assurer leur bon développement.

 

Merci pour ces moments magnifiques partagés et à bientôt!